La cathédrale de Lausanne lieu de guérison.

Vous le savez sans doute, durant de nombreux siècles, notre cathédrale était un lieu où accouraient les foules en quête de guérison.

L’actuel gymnase de la mercerie a été construit sur l’ancien hôpital. Les malades, montant simplement les marches, entrant par le portail peint, venaient prier, et demander guérison devant la statue de Notre Dame…

Le régime bernois, apportant avec lui la Réforme, a mis fin à ces pratiques.

Le besoin de guérison n’a pas disparu pour autant et l’on sait le génie qu’ont mis les églises pour soulager et guérir. La fameuse phrase d’Ambroise Paré : « je le soignais, Dieu le guérit » (qu’on peut lire au CHUV), ou la création de ce qui deviendra les hôpitaux vaudois par les sœurs de St Loup en sont un exemple parmi d’autres…

On soigne. On soigne même beaucoup et ça change la face du monde…

Il n’en reste pas moins que l’on continue de souffrir, et souffrir amèrement même. En matière de soulager la souffrance il y aura toujours à faire. C’est la raison pour laquelle a été instituée cette journée mondiale des malades le premier dimanche de mars.

Elle nous permet de penser à ceux qui souffrent, de prier pour eux… et pour soi aussi !

Le culte que l’on vivra le 3 mars s’inscrira donc dans une très longue tradition à la suite de celui « qui est venu non pour les bien-portants mais pour les malades » (Marc 2,17).