Quels sont les fléaux sociaux à combattre ? 27e des 40 thèmes

Procéder de toute urgence à un développement accéléré des pays du sud pour empêcher ce qui n’est encore qu’une immigration de devenir une invasion…

Permettre aux jeunes des banlieues de s’imaginer un autre avenir que le chômage ou le djiadisme.

Réactiver la cellule familiale pour éviter la désagrégation sociale qui est en train miner notre société…

Trouver moyens de lutter contre la solitude de nombreux de nos contemporains…

Et surtout, peut-être surtout s’attaquer à tout ce qui détruit la base physique qu’est notre terre, condition de toute vie et hélas aussi cause plus que certaine de futurs troubles sociaux aux dimensions incommensurables sur lesquels je ne m’étends pas…

… et la liste n’est pas clause.

Voilà, chers amis,  quelques uns des fléaux sociaux qu’il faudrait combattre pour  répondre à la question non seulement de notre 27e thème, mais des fort nombreuses injonctions bibliques que nous avons entendues tout à l’heure…

Injonctions à l’attention à porter aux pauvres : Deutéronome 10, 17-19,

Injonction à un amour total : Matt 25, 34-40

Vaste programme.

Que nous allons tenter de démêler

A commencer par se poser la question : Est-ce à l’Eglise de s’occuper de cela ? L’Eglise est faite pour s’occuper du ciel et non de la terre ! On disait autrefois : « le pasteur ne doit pas faire de politique », ce qui signifiait qu’il ne devait pas évoquer les sujets qui fâchent l’establishment…

Ici la réponse est simple à apporter… elle tient elle aussi en une question : « Le chrétien doit-il séparer le dimanche de la semaine ? » Si, au XVIe, Luther a développé sa théorie des deux règnes : le règne temporel et le règne spirituel (avec les immenses difficultés que cela généré en Allemagne longtemps après), il y a bien longtemps que l’on prêche qu’il faut mettre en cohérence ce que l’on croit avec ce que l’on vit… que précisément tout le travail vise à diminuer la distance entre le dimanche et la semaine, ce qu’on croit et ce qu’on vit, entre le spirituel et le temporel…

Si on accepte ce premier point (je vois difficilement comment faire autrement), on peut dire alors (et cela s’est dit longtemps) que la cohérence est essentiellement une affaire individuelle, une affaire de morale individuelle. Et là, l’Eglise (aussi bien protestante que catholique) ne s’est pas privée de dicter les comportements justes à avoir, en morale personnelle, et ce fut sans doute une bonne chose pour l’ordre social, et en même temps la cause de pas mal de difficultés muées en rejets…

Il fallait être pur pour se trouver du bon côté de la barrière au jugement…

Outre que cela a généré des générations de personnes sacrifiées en vue de l’éternité, cela ne fait pas justice au projet d’amour de Dieu qui ne peut guère concerner que l’éternité, mais qui doit commencer dès cette terre ci.

On ne peut pas concevoir un Dieu dont la seule préoccupation soit la vie après la vie…

Il faut bien s’occuper de cette vie-ci, sinon la religion n’est qu’opium du peuple. Et le cumul des situations individuelles finit par créer une situation sociale et même politique !

Un fameux distingo, que vous connaissez, nous permet d’y voir clair, c’est cette phrase théologique : le Royaume de Dieu « est à la fois déjà là et pas encore là ». C’est très ouvrant, cela nous permet à la fois de vivre et de chercher à vivre dès ici bas le : « déjà là » et le « pas encore là ».

L’espérance d’un royaume de justice, d’un lieu paradisiaque ou l’équité, la simplicité, le partage et la vérité régnerait, où Dieu serait tout en tous, cette espérance nous autorisant, nous enjoignant à en vivre (comme le dit St Paul) les arrhes, les acomptes dès notre vivant, sur cette terre déjà…  Tout en sachant que tout ne sera pas donné d’un coup, en bloc… cela étant réservé à comme on dit : « à de nouveaux cieux et une nouvelle terre… ».

Nous sommes donc autorisés à agir en ce monde pour lutter contre les fléaux sociaux, mais plus que cela, nous y sommes invités. Ce n’est pas optionnel, mais constitutif du message de l’Evangile. Et vivre cela crédibilise le message, le rend croyable !

Toute la question devient alors le comment. Comment faire, comment être ? C’est tellement difficile… On est tellement rien. Impuissants, insignifiants.

Le très beau texte de l’épitre aux éphésiens  nous ouvre des belles perspectives :


Puisque vous êtes les enfants que Dieu aime,  

Puisque : Tout s’origine dans ce « Puisque » (ou « comme, de ce fait » en grec). A l’origine de tout il y a quelque chose, quelqu’un : DIEU, un Dieu PERE qui aime ses enfants.

Vous il y a « vous ». Il y a tout de suite un pluriel, un collectif…  

Etes c’est dans l’être profond. C’est « ontologiquement » inscrit en nous, en vous,

Les enfants relation de filialité. C’est dans les gênes, ça ne se choisitr pas cp’est un fait é intégrer

Que Dieu AIME…  agapé. Un amour don sans espérance de retour

On ne dira jamais assez à quel point c’est l’enracinement dans l’amour de Dieu et dans la conscience de cet amour que quelque chose parvient à se transformer en nous . La plupart des grandes œuvres sociales du XIXe (St-Loup, Etoy, Lavigny, Eben Ezer) ont été créés dans notre canton par des chrétiens  spirituels, « réveillés » comme on disait ! 

suivez l’exemple de votre Père.

Imitez, MIMESIS

Dans la vie, on a guère d’autre choix que d’imiter. On imite toujours. La tâche est de savoir qui imiter… Imiter Dieu :

2 Que toute votre vie soit dirigée par l’amour, 

Toute : pas une partie, pas un segment (ça c’est moi qui commande, ça je le laisse à Dieu)

comme cela a été le cas pour le Christ : il nous a aimés et a livré lui-même sa vie à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice dont le parfum plaît à Dieu.

Comme vous le voyez, et c’est bien dans la logique chrétienne, le changement s’opère au niveau individuel, car c’est là qu’on peut décider de se convertir.

Et on peut lutter contre les fléaux sociaux individuellement et tout près de chez soi, sur le palier il y a peut être un solitaire qui serait heureux qu’on lui sourie…

Mais il a aussi des conséquences collectives… car on n’est pas chrétiens tout seuls… on forme corps et là aussi, en mieux, on peut avoir un impact sur les fléaux sociaux… et comme on ne peut pas chacun se mettre à créer sa propre petite entreprise de redressement de la société, on s’organise (et on s’est organisés) pour déléguer à nos propres institutions de lutter contre les fléaux sociaux : Pour nous, ici à Lausanne, le CSP n’est pas une petite chose dans le lutte contre les fléaux sociaux. Le soutien des faibles.

Le point d’Appui à César Roux qui accueille les migrants tout frais arrivés…

L’EPER  à un niveau plus étendu, s’attaquant précisément dans la mesure du possible aux causes des problèmes… et PPP (Pain Pour le Prochain), qui vient d’ouvrir un laboratoire de transition écologique (Michel Maxime Egger)

Toutes institutions que nous pouvons soutenir de nos dons et ainsi entrer dans cette injonction biblique à l’amour, au don, à l’accueil et à une vie digne…

Autrefois, certes, vous apparteniez aux ténèbres, mais à présent, par votre union avec le Seigneur, vous appartenez à la lumière. Comportez-vous donc comme des enfants de la lumière —

9car ce que produit la lumière c’est tout ce qui est bon, juste et vrai.

Ephésiens 5, 1-4 + 8-10

Passons des ténèbres à la lumière !

www.ref-500.ch / Thème 27 

Quels sont les fléaux sociaux à combattre ? 

Les Écritures bibliques sont traversées par le souci du petit, de l’opprimé, de l’étranger, du délaissé, du misérable. Nombre de textes appellent le croyant à s’engager en leur faveur.

Cet appel fait explicitement partie de déclarations de foi de notre tradition protestante.
Quels sont les fléaux qui aujourd’hui ravagent la société ? Quelles sont les situations prioritaires dans lesquelles je m’engage ?

Quelques références bibliques pour réfléchir : Deutéronome 10, 17-19 ; Matthieu 22, 34-40